L’allaitement maternel : la référence nutritionnelle
Les autorités de santé rappellent que l’allaitement maternel est l’alimentation de référence pour le nourrisson, lorsqu’il est possible, souhaité et poursuivi dans de bonnes conditions. Le lait maternel est naturellement adapté aux besoins du bébé, évolue avec son âge et contribue à sa croissance et à son développement (1) . Lorsque l’allaitement n’est pas possible ou est interrompu, des alternatives existent, mais elles doivent être choisies avec précaution.
Les laits infantiles : une formulation strictement encadrée
Les laits infantiles sont spécifiquement conçus pour répondre aux besoins nutritionnels des nourrissons et des jeunes enfants. Leur composition est strictement réglementée, notamment en ce qui concerne les teneurs en protéines, en fer, en acides gras essentiels, en vitamines et en minéraux.
- Lait pour nourrisson (dit “1er âge”) : destiné aux bébés de la naissance jusqu’à 6 mois, il constitue un aliment complet.
- Lait de suite (dit “2ème âge”) : proposé à partir de 6 mois, en complément d’une alimentation diversifiée.
Ces laits sont formulés pour tenir compte de l’immaturité digestive et rénale du nourrisson.Toute substitution par un autre type de lait à cet âge est déconseillée sans avis médical.
Le lait de croissance : un relais après un an
À partir de 1 an, l’enfant entre dans une phase de transition alimentaire. Le lait de croissance est conçu pour les enfants de 1 à 3 ans, afin de compléter une alimentation solide encore parfois déséquilibrée.
Il se distingue par :
- une teneur adaptée en protéines,
- un apport renforcé en fer, souvent insuffisant chez les jeunes enfants (2) ,
- une présence contrôlée en acides gras essentiels et en vitamine D.
Bien qu’il ne soit pas obligatoire, le lait de croissance est recommandé par les sociétés savantes car il peut contribuer à couvrir certains besoins nutritionnels spécifiques de cette tranche d’âge.
Le lait de vache : attention à une introduction trop précoce
Le lait de vache n’est pas adapté aux nourrissons (3) . Avant l’âge de 1 an, sa consommation peut entraîner des apports excessifs en protéines et insuffisants en fer, augmentant le risque de carences et de surcharge rénale.
Après 1 an, le lait de vache peut être introduit progressivement dans l’alimentation de l’enfant, en tenant compte de la diversité alimentaire globale. Il ne doit toutefois pas devenir la seule source lactée si l’équilibre nutritionnel n’est pas assuré par ailleurs.
Les risques d’une mauvaise substitution
Remplacer un lait infantile par du lait de vache ou un autre lait trop tôt peut avoir des conséquences :
- carence en fer,
- troubles digestifs (3)
C’est pourquoi il est recommandé de ne pas modifier l’alimentation lactée d’un enfant sans l’avis d’un professionnel de santé, en particulier chez les moins de 3 ans.
Article sponsorisé par Nestlé
- https://www.who.int/fr/health-topics/infant-nutrition#tab=tab_1
- https://presse.inserm.fr/les-laits-de-croissance-une-bonne-strategie-pour-prevenir-la-carence-en-ferchez-les-tout-petits/40209/#:~:text=En%20France%2C%20la%20strat%C3%A9gie%20de,'arr%C3%AAt%20de%20l'allaitement
- https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/nais_3ans.pdf
