Pourquoi cette mesure revient aujourd’hui
Le gouvernement s’appuie sur des données de plus en plus préoccupantes concernant le temps d’écran :
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2h33 par jour pour les enfants de 9 à 11 ans (hors temps scolaire),
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3h11 pour les 7–19 ans,
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jusqu’à 5h10 par jour pour les 16–19 ans.
Dans ses documents de travail, l’exécutif évoque des risques désormais bien identifiés :
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exposition à des contenus inadaptés,
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cyberharcèlement,
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troubles du sommeil,
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baisse de l’attention et de la concentration.
Pour le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, l’enjeu est social, intellectuel et civique : la construction des relations, de l’esprit critique et de l’attention ne peut pas reposer uniquement sur des plateformes numériques.
Le téléphone portable aussi dans le viseur au lycée
Le projet de loi ne concerne pas uniquement les réseaux sociaux. Il prévoit également d’étendre l’interdiction de l’usage du téléphone portable au lycée, alors qu’elle s’applique déjà de la maternelle au collège depuis 2018.
Cette interdiction :
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aurait une portée symbolique forte,
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pourrait être adaptée localement (cantine, usages pédagogiques),
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passerait par des solutions concrètes : phone box, casiers sécurisés, règles internes.
Là encore, la rentrée 2026 est évoquée comme horizon possible.
Une loi pensée pour être compatible avec l’Europe
Une tentative précédente d’instaurer une majorité numérique à 15 ans avait échoué en 2023, faute de compatibilité avec le droit européen.
Cette fois, la ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff assure que le texte est compatible avec le règlement européen sur les services numériques (DSA).
L’argument avancé est simple : si des dispositifs techniques existent déjà pour limiter l’accès des mineurs à certains contenus sensibles, ils peuvent être adaptés aux réseaux sociaux.
Un rôle central donné aux familles
Le gouvernement insiste sur un point essentiel : l’École ne peut pas agir seule.
Les familles devront être pleinement associées à cette évolution, dans une approche globale qui combine :
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limitation du temps d’écran,
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éducation aux usages numériques,
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développement d’alternatives hors ligne.
Pour de nombreux parents, cela passe déjà par des solutions concrètes : temps de jeux partagés, activités créatives, bricolages, lecture, ou encore moments sans écran, autant de leviers pour rééquilibrer le quotidien.
Où en est le texte aujourd’hui ?
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Le Sénat a adopté fin 2025 une proposition de loi visant à mieux protéger les jeunes face aux écrans, avec notamment une autorisation parentale obligatoire pour les 13–16 ans.
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L’Assemblée nationale doit examiner plusieurs textes similaires courant janvier 2026.
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Le projet gouvernemental n’est pas encore définitivement voté, mais la volonté politique est clairement affichée.
